Vitesse d’obturation en 2026 : le réglage exact pour figer l’action sans flou de bougé
Découvrez la meilleure vitesse d’obturation en 2026 pour figer l’action sans flou de bougé. Réglages exacts et conseils photo sport, nature et urbaine.

Capturer l’instant décisif d’un sprint, d’un saut ou d’un envol reste le défi ultime du photographe d’action, même avec les boîtiers les plus modernes. En 2026, entre capteurs empilés et stabilisation par intelligence artificielle, la question n’est plus de choisir la vitesse la plus rapide, mais la vitesse exacte pour votre sujet et votre style. Ce guide vous donne le réglage précis, testé sur le terrain, pour figer net un athlète, un animal sauvage ou un véhicule, sans jamais sacrifier la lumière ni la profondeur de champ. Vous repartirez avec une méthode simple pour éliminer le flou de bougé, même en conditions de faible luminosité.
Comprendre le flou de bougé et le flou de mouvement
Avant de chercher le chiffre magique, il faut dissocier deux phénomènes que les débutants confondent encore trop souvent en 2026, même avec les boîtiers les plus récents. Le flou de bougé est le résultat du mouvement de l’appareil photo lui-même, tenu à la main, pendant que l’obturateur est ouvert. Vos micro-tremblements musculaires, la pression sur le déclencheur ou une rafale mal stabilisée créent un déplacement angulaire du capteur. Ce flou est uniforme sur toute l’image, comme si l’on secouait légèrement une photo. Le flou de sujet (ou flou de mouvement), lui, provient exclusivement du déplacement du sujet dans le cadre : un sprinteur, une voiture, un oiseau en vol. Ici, l’arrière-plan peut être net, mais le sujet devient une traînée floue, souvent avec un contour qui « fume » dans le sens de la course. Ces deux flous ne se corrigent pas de la même manière, et c’est là que beaucoup se trompent encore.
Pourquoi la vitesse d’obturation est la seule vraie solution pour figer l’action
En 2026, les fabricants vantent des stabilisateurs d’image toujours plus performants — IBIS à 8 stops, objectifs à moteurs gyroscopiques, voire des algorithmes d’IA qui promettent de « rattraper » le mouvement. Mais soyons clairs : la stabilisation d’image (IBIS ou optique) corrige uniquement le flou de bougé, jamais le flou de sujet. Elle compense les secousses de vos mains, pas la vitesse d’un athlète. Pour figer une action nette, la seule variable qui compte est le temps d’exposition : plus l’obturateur reste ouvert longtemps, plus le sujet se déplace sur le capteur, et plus le flou de mouvement s’accumule. Aucun algorithme en 2026 ne peut recréer les informations non enregistrées — si le sujet a parcouru 3 centimètres pendant une exposition de 1/60 s, ces pixels sont perdus. C’est pourquoi, pour la photo d’action, la vitesse d’obturation doit être votre première priorité, avant l’ouverture ou l’ISO. La règle pratique reste simple : pour un sujet qui se déplace latéralement, il faut une vitesse au moins égale à l’inverse de la distance focale effective multipliée par la vitesse du sujet en km/h, divisée par 10. Concrètement, un footballeur à 20 km/h avec un 200 mm exige 1/500 s minimum, mais en pratique, visez 1/1000 s pour une marge de sécurité. Les capteurs empilés de 2026 (comme le Sony A1 II ou le Nikon Z9) permettent des vitesses de 1/32000 s électroniques, mais attention : au-delà de 1/8000 s, la diffraction et le rendement des LED sous stade peuvent créer des bandes. Testez toujours votre couple boîtier/objectif en condition réelle, car l’autofocus prédictif moderne ne remplace jamais une vitesse d’obturation suffisante. La stabilisation vous aidera à cadrer, mais elle ne figera jamais un poing qui frappe ou une roue qui tourne.
La règle de base en 2026 : 1/1000s comme point de départ
Les capteurs empilés et les obturateurs électroniques globaux ont transformé la photo d’action en 2026. Pourtant, la logique physique du flou de bougé n’a pas changé : c’est la vitesse angulaire du sujet dans le cadre, et non sa vitesse réelle, qui dicte le réglage. Pour un coureur à 5 mètres, un cycliste à 10 mètres, ou un chien qui sprinte vers vous, 1/1000s s’impose comme le seuil de confiance universel. Pourquoi ? À cette vitesse, un sujet traversant le champ à 30 km/h ne se déplace que d’environ 8 millimètres pendant l’exposition. C’est suffisamment peu pour que les détails nets — œil, pattes, logo — restent crispés, même avec un 70-200 mm ouvert à f/2.8. Les boîtiers hybrides de 2026 compensent le cadrage grâce à leur rafale à 40 i/s et leur calcul d’anticipation par IA, mais ils ne remplacent jamais une vitesse d’obturation trop lente.
La règle pratique pour les sports modérés est simple : si votre sujet remplit moins d’un tiers du cadre, 1/1000s suffit dans 90 % des cas. C’est le cas du football, du rugby, du basketball, ou d’un cheval au galop vu de côté. Les stabilisateurs optiques actuels, qui corrigent jusqu’à 8 stops sur les téléobjectifs, ne vous aideront pas ici. Ils neutralisent votre tremblement, pas le mouvement du sujet. Gardez donc 1/1000s en base, et ne descendez pas sous 1/800s, même avec un objectif stabilisé.
Passez à 1/2000s dès que le sujet se déplace latéralement à plus de 50 km/h dans le cadre : oiseaux en vol, tennis en service, motocross en saut. À 1/2000s, une hirondelle en piqué ne bouge que de 2,5 cm pendant l’exposition. Elle est encore figée, mais avec une marge plus sûre pour les ailes qui battent à 15 Hz. Enfin, pour les sports mécaniques à 200 km/h — F1, MotoGP, dragsters — 1/4000s est le strict minimum. À cette vitesse, le sujet parcourt 5,5 cm en 1/4000s, et seuls les détails fixes comme le numéro ou le casque restent nets. Les capteurs 2026 à obturateur global permettent de monter à 1/8000s sans perte de plage dynamique, alors n’hésitez pas si la lumière le permet.
En 2026, la règle pratique est simple : commencez à 1/1000s pour toute action modérée, puis montez à 1/2000s pour les oiseaux en vol, et à 1/4000s pour les voitures de course ou les sports mécaniques à grande vitesse.
L’impact de la direction du mouvement sur la vitesse requise
En 2026, avec des boîtiers qui montent à 1/32000 s en électronique et des objectifs à stabilisation active, on pourrait croire que la vitesse d’obturation est devenue secondaire. C’est faux. Le facteur le plus déterminant pour figer net un sujet en action reste la direction de son déplacement par rapport au capteur. Un cycliste à 40 km/h n’exigera pas la même vitesse s’il traverse le cadre ou s’il fonce droit sur vous. Comprendre cette physique évite de sur-exposer, de monter en ISO sans raison, et de perdre en qualité d’image.
Mouvement perpendiculaire au capteur : le cas le plus exigeant
Quand le sujet se déplace de gauche à droite, parallèlement au plan du capteur, sa vitesse angulaire est maximale. Ses contours balayent une grande distance sur le capteur en très peu de temps. Pour le figer sans flou de bougé, la règle pratique en 2026 reste simple : il faut une vitesse au moins égale à l’inverse de la focale effective multipliée par deux. Mais avec les capteurs haute définition actuels (45, 61 mégapixels), on conseille plutôt le triple. Concrètement, pour un sportif traversant le champ à 30 km/h avec un 70-200 mm à 200 mm, prévoyez 1/2000 s comme minimum absolu. Pour un oiseau en vol rapide ou une voiture de course, visez 1/4000 s. La stabilisation du boîtier ne compense pas la vitesse du sujet – elle ne corrige que votre propre tremblement. Ne comptez jamais sur elle pour figer un mouvement latéral.
Mouvement diagonal ou frontal : des vitesses plus faibles acceptables
Tout change quand le sujet se dirige vers vous ou s’éloigne. Son déplacement projeté sur le capteur est bien plus lent : les composantes de vitesse se répartissent sur l’axe de profondeur, et le sujet grossit ou rétrécit sans réellement « balayer » les pixels. Vous pouvez alors réduire la vitesse d’environ 30 à 50 % par rapport au cas perpendiculaire. Un coureur frontal à 20 km/h se figera proprement à 1/800 s, alors qu’il faudrait 1/1600 s s’il passait de profil. Le mouvement diagonal se situe entre les deux : environ 1/1250 s pour un sujet moyen suffit. Pour une moto qui arrive à 120 km/h, 1/2000 s reste prudent, mais on peut descendre à 1/1000 s si le sujet est encore loin et que le cadrage est large. L’astuce en 2026 : utilisez le mode rafale avec suivi AF sur l’œil ou la carrosserie, puis vérifiez l’historique de vos photos en plein écran pour ajuster la vitesse en direct. La direction du mouvement est votre meilleure alliée pour gagner des stops d’exposition sans jamais sacrifier la netteté.
Résolution du capteur et perception du flou en 2026
Pourquoi les capteurs 45MP et plus amplifient le moindre flou
La course aux mégapixels n’a pas faibli en 2026. Les boîtiers hybrides de 45, 50, voire 61 millions de pixels sont devenus la norme chez les passionnés, et les capteurs empilés de 33MP sont désormais considérés comme « d’entrée de gamme » pour l’action. Cette densité accrue transforme radicalement votre perception du flou de bougé. Sur un capteur de 24MP, un léger tremblement de 2 à 3 pixels passe inaperçu à l’écran ou sur un tirage A4. Sur un capteur de 61MP, ce même tremblement couvre 6 à 8 pixels sur le capteur, soit une zone nettement visible dès que vous zoomez à 100 % ou que vous recadrez pour composer. En d’autres termes, le capteur ne crée pas le flou : il le révèle avec une précision impitoyable. La limite classique « 1/focale » (1/500 s pour un 500 mm) a été pensée pour des capteurs de 12 à 24MP. En 2026, cette règle est obsolète pour la plupart des boîtiers haut de gamme. Un photographe de sport qui shoote à 1/1000 s sur un 45MP verra encore un léger manque de netteté sur les pattes d’un oiseau en plein vol ou sur les mains d’un sprinteur, là où un 24MP afficherait une image « acceptable ». Le flou n’est plus une question de vitesse, mais de résolution effective par rapport à votre cadrage final.
Adapter sa vitesse d’obturation à la densité de pixels de son boîtier
Concrètement, en 2026, vous devez calculer votre vitesse minimale non plus en fonction de la focale seule, mais en fonction du couple focale × densité de pixels. Pour un capteur de 45MP, multipliez votre focale par 1,5 : un 200 mm exige 1/300 s au lieu de 1/200 s. Pour un 61MP, multipliez par 1,8 à 2 : un 400 mm demande 1/800 s, voire 1/1000 s en conditions réelles (vent, fatigue, appui instable). Si vous utilisez un boîtier de 33MP (comme le Nikon Z6 III ou le Canon EOS R6 II), la marge est plus confortable : 1,2× la focale suffit pour la plupart des sujets lents, mais pour figer un mouvement rapide (voiture, athlète, animal en course), ne descendez jamais sous 1/500 s. En photo d’action, la tendance 2026 est claire : privilégiez 1/2000 s à 1/4000 s sur les boîtiers haute résolution, même en plein jour, car le bruit numérique est devenu si faible à 3200 ISO que vous n’avez aucune excuse pour sous-exposer. Activez aussi l’obturateur électronique silencieux et la rafale à 20 i/s, mais vérifiez que votre objectif offre une stabilisation optique efficace – elle ne compense que le bougé du photographe, jamais le mouvement du sujet.
Un flou imperceptible sur un capteur de 24MP devient clairement visible sur un capteur de 61MP au même cadrage. En 2026, si vous photographiez avec un boîtier haute résolution, ajoutez environ 50 % de marge sur votre vitesse d’obturation minimale.
Modes de prise de vue : verrouiller la vitesse plutôt que l’exposition
En 2026, les boîtiers modernes intègrent des automatismes redoutablement intelligents. Pourtant, pour figer l’action sans flou de bougé, la règle d’or demeure inchangée : la vitesse d’obturation doit être votre priorité absolue. Par défaut, beaucoup de photographes laissent l’appareil tout décider en mode Programme ou Auto. C’est une erreur stratégique. Pour un sprinteur, un oiseau en vol ou un vélo filant à 50 km/h, vous ne visez pas une exposition parfaite, mais une netteté chirurgicale au moment décisif. Verrouillez donc la vitesse, pas l’exposition.
Pourquoi le mode manuel ou la priorité vitesse (Tv/S) sont recommandés
Le mode manuel (M) offre un contrôle total sur la vitesse, l’ouverture et l’ISO. En lumière stable — plein soleil ou éclairage de stade constant — il est idéal. Vous fixez votre vitesse une fois (1/2000 s pour un sport rapide, par exemple), puis ajustez l’ouverture et l’ISO pour une exposition correcte. Son revers : si la lumière change brutalement, comme sous un nuage ou à l’ombre d’un arbre, vous devez réagir vite. C’est là que l’instant peut vous échapper.
Le mode priorité vitesse (Tv chez Canon, S chez Nikon et Sony) se montre plus souple. Vous choisissez la vitesse, l’appareil détermine l’ouverture. Pour la plupart des actions en extérieur, c’est le choix recommandé : il vous décharge de la gestion du diaphragme tout en maîtrisant le flou de bougé. Attention, cependant : en basse lumière, l’ouverture maximale peut être atteinte, réduisant la profondeur de champ. Si votre sujet se rapproche ou s’éloigne, la mise au point devient alors cruciale.
Utiliser l’auto ISO avec une vitesse minimale définie
Depuis 2025, la fonction la plus précieuse des boîtiers récents est l’auto ISO avec vitesse minimale paramétrable. Vous définissez un plancher, par exemple 1/1000 s. L’appareil augmente alors l’ISO pour maintenir cette vitesse, même quand la lumière faiblit. Un excellent compromis pour des conditions changeantes — course sous un ciel nuageux, forêt avec trouées de soleil. Mais vérifiez la valeur retenue : certains algorithmes poussent l’ISO à 6400 ou 12800, générant un bruit numérique parfois pire qu’un léger flou. Sur les modèles récents, vous pouvez plafonner l’ISO (à 3200, disons) pour préserver la propreté de l’image. En somme : le mode manuel vous garde la main, la priorité vitesse vous rend réactif, et l’auto ISO sécurise l’ensemble. L’essentiel reste de ne jamais laisser la vitesse dériver. En 2026, les capteurs excellent, mais aucun logiciel ne rattrapera un flou de bougé causé par une vitesse trop basse.
Stabilisation, rafale et haute résolution : ce qui ne remplace pas la vitesse
En 2026, les hybrides et les boîtiers experts affichent des stabilisations sur cinq axes promettant jusqu’à huit stops de compensation, des rafales à 30 images par seconde et des capteurs de 60 mégapixels. Pourtant, aucune de ces prouesses techniques ne transforme une vitesse d’obturation inadaptée en image nette. Il faut comprendre ce que chaque outil fait réellement, et ce qu’il ne fera jamais.
Pourquoi la stabilisation ne fige pas le sujet
La stabilisation d’image — qu’elle soit optique, sur capteur ou hybride — agit exclusivement sur le flou de bougé, c’est-à-dire le mouvement de l’appareil entre vos mains. Elle déplace optiquement ou numériquement le capteur pour compenser les tremblements physiologiques, la respiration, ou les vibrations d’un objectif lourd. En revanche, elle ne peut rien contre le déplacement du sujet dans le cadre. Un sprinter qui traverse votre champ à 35 km/h projette une image qui se déplace de plusieurs millimètres sur le capteur pendant une exposition de 1/125 s. La stabilisation ne « rattrape » pas ce mouvement : elle ne sait même pas qu’il existe, car elle ne mesure que les accélérations du boîtier. Résultat : vous pouvez obtenir un arrière-plan parfaitement net, avec un sujet totalement flou. Pire, certains stabilisateurs modernes, en 2026, sont si efficaces sur les basses fréquences qu’ils donnent une fausse confiance — on ose des vitesses lentes, et on découvre au tri que le flou de mouvement est irrécupérable.
Le rôle de la rafale (10-20 images par seconde) comme filet de sécurité
La rafale, elle, ne fige rien du tout. Elle multiplie simplement le nombre de tentatives. À 15 images par seconde, vous capturez une image toutes les 66 millisecondes. Si votre vitesse d’obturation est de 1/60 s, chaque image individuelle aura un flou de filé important sur un sujet rapide — la rafale ne change pas la physique de l’exposition. Elle sert uniquement à choisir le meilleur instant parmi plusieurs : la jambe qui touche le sol, le ballon qui quitte la main, l’expression du visage au sommet du saut. C’est un filet de sécurité statistique, pas une correction optique. En 2026, les boîtiers avec pré-déclenchement (enregistrement continu avant l’appui) renforcent encore ce rôle : ils vous donnent accès à des images capturées avant même que vous n’appuyiez. Mais si la vitesse est trop basse, ce sont des dizaines de versions floues du même mauvais moment que vous récupérez.
La stabilisation d’image compense les micro-mouvements de vos mains, pas la course d’un sprinter. La rafale augmente vos chances de capturer le bon instant, mais chaque image reste floue si la vitesse d’obturation est trop basse.
Quant à la haute résolution, elle exacerbe le problème : un capteur de 50 ou 60 mégapixels est impitoyable avec le moindre micro-flou, car il agrandit les défauts au niveau du pixel. En pratique, pour figer l’action, la règle de base reste la même qu’il y a vingt ans : une vitesse au moins égale à l’inverse de la focale effective pour un sujet immobile, et le double ou le triple pour un sujet en mouvement. Pour un athlète qui court vers vous, comptez 1/500 s ; pour un sport de contact avec mouvements latéraux rapides, 1/1000 s ; pour un oiseau en vol battu, 1/2000 s et plus. La stabilisation vous permettra de tenir un téléobjectif lourd sans trépied, la rafale vous offrira un choix d’expressions, mais aucune de ces technologies ne remplace une vitesse d’obturation réellement adaptée au mouvement que vous voulez figer.
Gérer les situations de faible lumière en photo d’action
En 2026, la photo d’action ne se limite plus aux stades inondés de lumière. Les salles de sport, les concerts, les événements en soirée ou les scènes de rue sous éclairage urbain imposent des conditions où la lumière manque cruellement. Régler la vitesse d’obturation devient alors un exercice d’équilibriste. Figer un mouvement exige une vitesse élevée, mais la pénombre pousse à ouvrir le diaphragme et à augmenter la sensibilité. La règle d’or reste simple : ne descendez jamais sous 1/1000s pour un sujet en mouvement rapide, même si cela signifie pousser vos ISO dans des zones que vous n’auriez jamais osé explorer il y a cinq ans.
Monter les ISO (3200 à 12800) pour maintenir une vitesse rapide
En faible lumière, la première impulsion est de ralentir l’obturateur pour laisser entrer plus de photons. C’est une erreur. Un athlète qui sprint, un danseur qui tourne ou un oiseau qui bat des ailes ne pardonne pas une vitesse inférieure à 1/1000s. La solution technique moderne consiste à assumer une montée en ISO agressive. Les capteurs empilés (stacked CMOS) et les processeurs d’image de 2026 offrent une plage native étendue, souvent jusqu’à 12800 ISO, avec une perte de détails bien moins dramatique qu’auparavant. En pratique, réglez votre boîtier en mode priorité vitesse, fixez 1/1000s, et laissez l’ISO grimper jusqu’à 3200, 6400, voire 12800 selon la luminosité. Les objectifs lumineux (f/2.8 ou mieux, f/1.8) restent vos meilleurs alliés, mais même avec un zoom standard, la montée en ISO moderne permet de sauver la mise.
Le compromis entre bruit numérique et netteté du mouvement
Le vrai dilemme n’est plus « vitesse ou ISO », mais « bruit acceptable contre flou de bougé ». Un sujet net avec un grain prononcé se corrige mieux en post-production qu’un sujet flou, irrécupérable. Les logiciels de débruitage par IA, omniprésents en 2026, effacent un bruit chroma impressionnant tout en préservant les textures. Mais ce n’est pas une excuse pour tout accepter : un ISO à 12800 sur un capteur plein format donne des résultats très propres, alors que sur un capteur APS-C, il faudra souvent vérifier les zones d’ombre à 100 % sur écran. Voici comment trancher :
- En salle de sport, privilégiez 1/1000s même si l’ISO monte à 6400 ou 12800. Les mouvements sont explosifs, les arrêts nets valent bien un peu de grain.
- Les capteurs 2026 gèrent bien le bruit, mais vérifiez vos images à 100 % : un bruit de luminance uniforme est acceptable, un bruit de couleur en moutarde ne l’est pas.
- Réduisez la vitesse à 1/500s uniquement si le sujet est lent ou frontal, par exemple un cycliste qui monte une côte ou un marcheur rapide. Pour tout ce qui est latéral, rapide ou erratique, restez à 1/1000s minimum.
Enfin, pensez au mode rafale à haute cadence (20 images/seconde ou plus) : il compense les micro-variations de netteté et vous permet de choisir l’image la plus nette parmi une série. En 2026, la faible lumière n’est plus une excuse pour des images floues ; c’est une invitation à maîtriser son ISO et à faire confiance à la technologie de stabilisation et de traitement.
Obturateur électronique et distorsion : ce qui change vraiment en 2026
Avec l’arrivée des capteurs empilés et des obturateurs « global shutter » sur les hybrides grand public, une idée fausse circule : un obturateur plus moderne permettrait de figer l’action avec une vitesse plus lente. C’est faux.
Global shutter vs obturateur mécanique : pas d’effet sur le flou de mouvement
Le flou de bougé — celui qui rend un athlète flou sur un fond net — dépend uniquement du temps d’exposition. Que vous utilisiez un obturateur mécanique à rideaux, un électronique à balayage ou un global shutter, la durée d’exposition reste la même pour une vitesse donnée. À 1/500 s, un sprinter parcourt environ 2 cm sur le capteur, quel que soit le mécanisme. Le global shutter ne fait que lire toutes les lignes simultanément au lieu de les lire progressivement. Il n’allonge ni ne raccourcit le temps de pose. Concrètement, 1/250 s avec un global shutter produit exactement le même flou qu’avec un obturateur mécanique à 1/250 s. La seule différence : l’absence de distorsion géométrique sur les sujets rapides en déplacement latéral, comme les roues de voiture ou les balles de tennis.
La vitesse de lecture du capteur et le rolling shutter : un problème de distorsion, pas de netteté
Le rolling shutter déforme les objets en mouvement : une barre verticale s’incline, un ballon devient ovale. C’est un artefact de lecture, pas un manque de netteté. En 2026, les capteurs empilés lisent en environ 1/160 s, contre 1/250 s pour les meilleurs global shutters. La distorsion est donc quasi invisible dans 95 % des situations sportives, même à 30 i/s. Mais cela ne change rien à vos réglages : pour figer un coureur, il faut toujours 1/500 s à 1/1000 s selon la vitesse du sujet et la focale. Pour un oiseau en vol battu, 1/2000 s reste la valeur sûre. Le type d’obturateur n’agit que sur la forme du flou, pas sur sa présence.
Un obturateur électronique global ou empilé élimine la distorsion des sujets rapides, mais ne modifie en rien la vitesse nécessaire pour figer le mouvement. La netteté dépend uniquement du temps d’exposition, pas du type d’obturateur.
En pratique, vous pouvez conserver vos habitudes de réglages en 2026, tout en profitant du déclenchement silencieux et sans vibration. Les boîtiers avec global shutter (certains Sony ou Canon) permettent même d’utiliser des vitesses plus lentes en basse lumière sans risque de banding sur les LED. Mais pour le flou de bougé, la règle reste immuable : plus le sujet est rapide, plus la vitesse doit être élevée, quel que soit l’obturateur. Le vrai changement en 2026, c’est que vous pouvez oublier le bruit du miroir et vous concentrer sur la vitesse minimale requise, sans craindre les artefacts de lecture.
Conclusion
En 2026, la meilleure vitesse d’obturation pour figer l’action repose toujours sur une règle simple : plus le sujet est rapide, plus la vitesse doit être élevée. Pour la plupart des sports, 1/1000 s constitue un point de départ fiable. Pour les mouvements ultra-rapides, il faut viser 1/4000 s ou plus. La vraie précision, cependant, vient de l’ajustement selon la distance, la focale et la direction du mouvement. Un sujet qui traverse le cadre exige une vitesse deux fois supérieure à celle d’un sujet qui s’approche. Votre prochaine étape pratique ? Testez votre boîtier en mode priorité vitesse (Tv ou S) lors d’une séance de tir réel. Augmentez progressivement l’ISO si nécessaire pour conserver une exposition correcte. Ne vous fiez pas uniquement au stabilisateur : il réduit le flou de bougé, mais ne fige jamais un mouvement rapide. Sortez, photographiez un vélo ou un chien qui court, et comparez vos clichés à 1/500 s, 1/1000 s et 1/2000 s. Vous ancrerez ainsi ce réglage dans votre pratique.